RENCONTRE AVEC FLORÉLIE
PERROTEAU,
VOLONTAIRE ET CHEF TRAIN NEIGE DURANT LA SAISON HIVERNALE

Parlez-nous de votre double casquette, ce n’est pas commun de passer de l’immobilier du
déneigement des pistes !

Le Groupe ADP développe depuis toujours cette culture de la mobilisation. Et plutôt que d’externaliser totalement les missions de déneigement des pistes, le choix a été fait d’en confier une partie à des collaborateurs, formés pour cela.

Cela fait cinq ans que j’ai intégré l’entreprise pour y développer différents programmes immobiliers, en tant que responsable de la construction des bâtiments de fret. Toutefois, quand vient l’hiver, je peux être amenée à endosser le costume de chef train neige.

Comment devient-on volontaire service hivernal ?

Passionnée d’aviation, j’ai voulu saisir l’opportunité que m’offrait l’entreprise de m’investir pleinement sur le terrain, dans les actions opérationnelles.

J’ai donc suivi une formation rigoureuse d’une trentaine d’heures pour me familiariser à la fois avec mon véhicule mais aussi avec les codes et langages radios utilisés lors des opérations de déneigement. Il faut savoir que nous sommes directement reliés au canal radio utilisé par les pilotes et la tour de contrôle, ce qui nécessite une parfaite connaissance de la phraséologie du secteur aérien. À cela s’ajoutent les permis spécifiques pour pouvoir circuler côté pistes, le respect des mesures de sécurité essentielles à la bonne mise en place du dispositif hivernal et une parfaite connaissance du site, indispensable pour pouvoir couvrir les 3 000 hectares de Paris-Charles de Gaulle.

Nous réalisons bien sûr des exercices grandeur nature, en nous entraînant une fois par mois, lors de simulations de nuit. Celles-ci mobilisent l’ensemble du train neige, pour anticiper tous les cas de figure possibles.

Ce sont aussi des occasions de rencontre, puisque le plan hivernal fait appel à des collaborateurs de tous les horizons, appelés à former un groupe soudé et connecté.

La réussite du plan hivernal tient, selon moi, à la cohésion de ses acteurs et à l’excellence de la préparation que nous recevons.

Que retirez-vous d’une telle expérience ?

En plus de mon engagement en tant que Airport Helper, je suis volontaire pour aider au déneigement des
pistes et des voies de circulation avions. Si une chute de neige est annoncée, je peux être sollicitée pour conduire l'un de nos engins de déneigement.
Si ce n'est pas le cas ou si d'autres collègues sont appelés sur cette mission, je reprends alors ma casquette de Airport Helper, et peux ainsi aider les passagers, au cours de mes déplacements en aérogare.
La période hivernale est un moment où la météo peut rendre le passager plus vulnérable tout au long de son parcours. Les occasions d'interventions du Airport Helper sont donc plus nombreuses.

Qu'est-ce que cela vous apporte ? 

Intégrer le plan hivernal m’apparaît d’abord comme un formidable catalyseur d’expériences et de responsabilités.

L’entreprise nous fait véritablement confiance pour mener ces actions. En tant que chef train neige, je suis confrontée à des enjeux et à des responsabilités bien différentes de ma mission première au sein de la direction de l’immobilier :
s’assurer du bon alignement du convoi, de sa vitesse de progression, de la bonne communication avec mes équipes.

À cela s’ajoute tout simplement la passion. À la tête d’un train neige, sur les pistes et entre deux avions, on se retrouve vraiment au cœur de la machine aéroportuaire qui m’a toujours fait rêver.

Enfin, le sentiment d’être un rouage clef au service des passagers et de leur sécurité est extrêmement valorisant. C’est l’union des actions conjointes des différents acteurs qui permet d’assurer la continuité des opérations aéroportuaires en période hivernale, et faire partie de cet ensemble m’apparaît comme gratifiant.